Bien-être
Comment créer un groupe de marche dans son quartier
De plus en plus de Parisiens rejoignent des groupes de marche de quartier pour intégrer une activité physique régulière à leur quotidien, au fil des rues et des parcs qu'ils connaissent bien.
Comment nous avons réalisé cet article

Plus de 150 groupes de marche de quartier se sont inscrits auprès des programmes municipaux de bien-être de Paris au cours du premier semestre 2026, selon les données du bureau municipal de santé.
Ce phénomène coïncide avec le renforcement du soutien de la Ville en faveur des mesures de prévention santé dans le cadre de la couverture maladie universelle : les médecins de proximité orientent désormais leurs patients vers des activités collectives plutôt que de leur prescrire une salle de sport en solitaire. La demande a augmenté dans les zones résidentielles denses, où les habitants cherchent des moyens accessibles d'atteindre leurs objectifs sportifs sans avoir à franchir le périphérique pour accéder à des équipements.
Un groupe bien établi se retrouve chaque mardi à 7h30 devant le marché Bastille, dans le 11e arrondissement, pour effectuer une boucle de 5 kilomètres longeant le canal Saint-Martin avant de revenir par la rue de la Roquette. Un second groupe, lancé en avril dans le 19e arrondissement, part de l'entrée du parc des Buttes-Chaumont et emprunte les allées en direction de l'avenue Simón Bolívar. Les deux fonctionnent sans frais d'inscription, même si les participants contribuent souvent quelques euros pour financer les cartes d'itinéraires imprimées et distribuées dans les boulangeries du coin.
Choisir un parcours et un créneau horaire
Les organisateurs conseillent de s'appuyer sur un point de repère fixe, comme les marches du square du Temple dans le Marais ou les grilles du square René-Viviani, au bord de la Seine. Pour fidéliser les nouveaux participants, les parcours ne devraient pas dépasser 6 kilomètres durant le premier mois. En été, les créneaux matinaux avant 8h ou les créneaux en soirée après 18h30 sont les plus adaptés : ils permettent d'éviter les fortes chaleurs tout en s'accordant avec les horaires de travail habituels dans le centre de Paris.
La communication passe par des flyers déposés en comptoir dans les pharmacies du quartier et par de courtes annonces dans les groupes WhatsApp d'immeubles. Une enquête menée en 2025 par l'Atelier parisien d'urbanisme révèle que les groupes ayant affiché des annonces papier dans trois commerces locaux ont recruté 40 % de membres supplémentaires lors de leur premier mois, par rapport à ceux qui misaient uniquement sur les réseaux sociaux.
Se lancer et tenir la distance
Commencez par une marche test réunissant huit à dix personnes sur une date unique, puis définissez la fréquence hebdomadaire en fonction de la participation. Suivez les présences à l'aide de simples feuilles d'émargement conservées dans un café hôte tournant, par exemple parmi ceux qui jalonnent la rue Oberkampf. La réglementation municipale impose aux groupes de plus de quinze personnes de prévenir la mairie de quartier deux semaines à l'avance, mais la plupart des groupes de voisinage restent en deçà de ce seuil et n'ont pas à se plier à ces formalités. Au bout de six semaines, les marcheurs assidus constatent une progression mesurable de leur nombre de pas quotidiens, grâce aux applications gratuites recommandées par la direction de la santé de Paris.
Les habitants intéressés peuvent se rendre ce mois-ci à la mairie de leur arrondissement pour obtenir un kit de démarrage comprenant des modèles d'itinéraires et les coordonnées des groupes déjà actifs à proximité.