policy
Le Plan Local d'Urbanisme Bioclimatique de Paris vise 40 % de logements sociaux d'ici 2035
Le plan et les mesures qui l'accompagnent visent à accroître l'offre de logements sociaux et abordables destinés aux classes moyennes et populaires parisiennes.
Comment nous avons réalisé cet article

Emmanuel Grégoire, élu maire de Paris lors des élections municipales de 2026, s'est engagé à créer 60 000 nouveaux logements sociaux, répartis à parts égales entre 30 000 logements sociaux et 30 000 logements abordables. L'objectif est de permettre aux classes moyennes et populaires de continuer à vivre dans la capitale. Cet engagement fait suite à l'adoption, le 20 novembre 2024, par le Conseil de Paris d'un Plan Local d'Urbanisme bioclimatique imposant que 40 % du parc résidentiel total soit constitué de logements publics d'ici 2035, dont 30 % de logements sociaux et 10 % de logements abordables.
Exigences pour la nouvelle offre de logements
Le plan impose un taux de 50 % de logements sociaux dans les arrondissements centraux et occidentaux sous-dotés. La Ville prévoit également de reconvertir environ 800 terrains sous-utilisés, dont beaucoup étaient auparavant affectés à des bureaux, en logements. Les grands projets de restructuration de bureaux dans l'ouest parisien devront consacrer au moins 10 % de leur surface au logement. Ces mesures devraient permettre d'augmenter la capacité résidentielle au sein du tissu urbain existant.
Paris est devenue la première ville française à assumer directement la responsabilité de l'application de l'encadrement des loyers en janvier 2023. En mars 2025, la société foncière publique FLA a été créée par Paris et Saint-Ouen-sur-Seine pour soutenir le développement du logement. Les habitants pourraient constater les effets de ces changements sur la disponibilité des locations de longue durée, à mesure que les contrôles et les nouvelles constructions avancent.
Restrictions sur les locations de courte durée
Paris a interdit les nouvelles locations de courte durée, notamment les logements de type Airbnb, dans les quartiers saturés, et a prohibé la création de nouvelles résidences secondaires à usage touristique. Les locations de courte durée sont désormais limitées à 90 jours par an et réservées aux résidences principales. Cette politique vise à maintenir un plus grand nombre de logements disponibles pour les habitants à la recherche d'un hébergement stable, plutôt que pour des touristes de passage.
La combinaison des objectifs de logement, des reconversions de terrains et des restrictions sur les locations constitue le cadre actuel de la politique résidentielle à Paris. Selon la municipalité, ces mesures permettront d'accroître la part de logements publics accessibles aux habitants au cours des prochaines années.