Politique
Paris abaisse la vitesse sur le Périphérique et expérimente une voie réservée au covoiturage
Les usagers des 35 km du boulevard périphérique sont désormais soumis à une limitation à 50 km/h instaurée en 2024, ainsi qu'à une voie de covoiturage expérimentale mise à l'essai à partir de mars 2025.
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Paris a abaissé la vitesse maximale autorisée sur le boulevard périphérique, long de 35 km, de 70 km/h à 50 km/h le 1er octobre 2024, dans le cadre de l'initiative du « périphérique apaisé ». Cette mesure concerne les automobilistes qui empruntent le périphérique pour leurs déplacements quotidiens autour de la capitale. En mars 2025, une voie réservée aux véhicules transportant au moins deux personnes, baptisée VR2+, a été mise en place à titre expérimental sur ce même axe.
Au cours de la dernière décennie, Paris a aménagé plus de 1 000 kilomètres de nouvelles pistes cyclables dans le cadre des Plans Vélo I et II. Ces aménagements redistribuent l'espace routier au profit des cyclistes et des autres usagers des mobilités actives, au détriment des véhicules motorisés. Entre 2003 et 2022, la vitesse moyenne des véhicules à Paris est passée de 16,4 km/h à 12,4 km/h, tandis que le trafic a diminué de moitié et que le nombre de tués sur la route reculait de 54 à 38.
Conséquences pour les déplacements quotidiens des habitants
Les résidents qui utilisent le périphérique en voiture sont confrontés à cette nouvelle limitation de vitesse ainsi qu'à la voie VR2+ aux heures de pointe. L'expérimentation de la voie de covoiturage a permis de réduire le nombre total d'embouteillages d'environ 27 % durant sa période de fonctionnement. Les cyclistes profitent quant à eux du réseau élargi de pistes cyclables reliant les quartiers aux bassins d'emploi et aux équipements de proximité. La baisse du trafic enregistrée entre 2003 et 2022 se traduit par moins de véhicules dans les rues empruntées par les habitants pour leurs courts trajets.
Accès des poids lourds et organisation des livraisons
Une expérimentation menée en 2022 sur des aires de livraison numériques n'a enregistré qu'un usage inférieur à cinq fois par jour. Ce résultat met en lumière des obstacles institutionnels et juridiques persistants auxquels sont confrontés les transporteurs approvisionnant commerces, bureaux et particuliers à Paris. Les résidents qui dépendent des livraisons pourraient continuer à faire face à des conditions d'accès variables, le temps que les autorités lèvent ces freins.
Les données municipales indiquent que ces mesures s'inscrivent dans une série d'ajustements successifs de la capacité routière et de la gestion des vitesses. De nouvelles étapes de mise en œuvre sont attendues à l'issue de l'évaluation de l'expérimentation VR2+ et des résultats des aires de livraison. Les habitants peuvent suivre l'actualité de ces dispositifs via les canaux officiels de la Ville concernant le périphérique et les programmes Plan Vélo.